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Ouvrir sa porte quand se lever n'est pas une option

Couloir clair et dégagé menant vers l'entrée d'un logement : la distance qui sépare du visiteur qui vient de sonner

C’est la première chose que citent les personnes en fauteuil quand on leur demande ce qui complique vraiment une journée chez elles. Dans un immeuble ancien d’Annecy comme dans une maison récente, le constat ne bouge pas. Pas les grands aménagements, pas la salle de bains : la porte d’entrée.

Une à deux minutes, plusieurs fois par jour

Entre le moment où quelqu’un sonne et celui où la porte s’ouvre, il peut s’écouler une à deux minutes. Le temps de se remettre en position, de traverser le logement, de manœuvrer dans un couloir, d’atteindre une poignée qui n’est pas toujours à la bonne hauteur. Le visiteur, lui, attend rarement plus de trente secondes.

Le résultat est connu de tous ceux qui vivent la situation : le livreur repart avec le colis, l’avis de passage est dans la boîte aux lettres, et il faut recommencer la démarche. Multiplié par les infirmiers, les auxiliaires de vie, les kinés et les livraisons, ça finit par organiser la journée entière autour de la porte.

Le choix impossible

Beaucoup de gens finissent par trancher de la pire des façons : laisser la porte déverrouillée toute la journée. Le confort est immédiat, le risque aussi, et il pèse sur quelqu’un qui ne peut pas se lever rapidement si un inconnu entre. L’autre solution consiste à confier une clé à tout le monde, ce qui revient à ne plus vraiment savoir qui peut entrer chez soi.

Aucune de ces deux options n’est acceptable. Elles s’imposent seulement parce que la porte est restée un objet purement mécanique dans un logement où tout le reste a été adapté.

Enfilade lumineuse traversant un séjour : le trajet à parcourir chaque fois que quelqu’un sonne, plusieurs fois par jour

Voir, parler, ouvrir, sans bouger

Techniquement, le sujet est réglé depuis longtemps, mais rarement traité comme un ensemble. Un visiophone montre qui sonne. Une gâche électrique ouvre la porte. Une commande permet de déclencher l’un et l’autre. La différence se joue dans le fait de relier les trois, et surtout de placer la commande là où la personne se trouve réellement.

Cet endroit n’est presque jamais un smartphone posé dans une autre pièce. C’est un écran fixé à hauteur utile, une commande vocale, ou un bouton monté directement sur le fauteuil. On voit qui sonne, on lui parle, on ouvre si on le décide, et la porte se reverrouille derrière. Le trajet disparaît, le contrôle reste entier.

Soyons justes

Ouvrir sa porte à distance ne règle pas tout. Le visiteur entre dans un logement où la personne se trouve peut-être hors de vue, ce qui suppose de la confiance et un minimum d’organisation. Les gestes qui demandent une aide humaine en demanderont toujours une, et aucune motorisation ne remplace un auxiliaire de vie.

Il faut aussi être honnête sur un point : une porte d’entrée motorisée sur un logement existant n’est pas toujours simple. Le sens d’ouverture, l’épaisseur du bâti, la présence d’un digicode collectif en immeuble ou l’accord de la copropriété peuvent limiter ce qui est réalisable. Ça se vérifie sur place, avant de promettre quoi que ce soit.

Comment nous l’appliquons

Chez Velarys, ce sujet se traite en repartant de la position réelle de la personne dans son logement, pas d’un catalogue de matériel. Où êtes-vous quand on sonne, et qu’avez-vous sous la main à cet instant : ces deux questions déterminent tout le reste. C’est notre approche de l’accessibilité, rendre une décision qui avait été confisquée par une contrainte de déplacement.

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