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Rideaux automatisés : pourquoi une seule épaisseur ne suffit pas

Séjour ouvert sur une grande baie en plein jour : toute la question est de doser cette lumière sans la supprimer

Tirer un rideau coupe la lumière, la vue et l’intimité d’un seul geste. C’est parfait une fois par jour, et frustrant les quinze autres fois, parce qu’on voudrait presque toujours en garder deux sur les trois.

Une fenêtre ne demande pas la même chose à 9 h et à 22 h

Le matin, on cherche de la clarté sans se prendre le soleil dans les yeux. En début d’après-midi l’été, on veut freiner la chaleur sans vivre dans une pièce sombre. Le soir venu, c’est l’inverse exact : plus personne ne doit voir à l’intérieur, et la lumière de la rue n’a rien à faire dans une chambre.

Trois besoins contradictoires, une seule épaisseur de tissu. C’est perdu d’avance, et c’est la raison pour laquelle les fenêtres bien traitées en portent deux plutôt qu’une : un voilage côté vitre, un double rideau côté pièce.

Voilage et double rideau : deux tissus, deux métiers

Le voilage est un tissu léger, transparent ou semi-transparent. Il laisse entrer une lumière diffuse, conserve une partie de la vue, préserve l’intimité en journée sans plonger la pièce dans la pénombre, et freine les ultraviolets qui décolorent un parquet ou un canapé en lin.

Le double rideau, lui, est le tissu épais que l’on tire par-dessus. Avec une doublure occultante, il fait la nuit complète quelle que soit l’heure, apporte un peu d’isolation thermique en hiver et amortit les bruits du dehors. Entre les deux existe une famille intermédiaire, les tissus tamisants, qui laissent deviner le lever du jour sans réveiller la pièce : souvent le bon choix dans une chambre d’adulte, quand le noir absolu n’est pas le but.

L’ordre n’est pas décoratif : le voilage se pose côté fenêtre, le rideau épais côté pièce, sur une tringle double ou un rail à deux voies. C’est ce qui permet de manœuvrer l’un sans toucher à l’autre, et c’est exactement ce que la motorisation vient exploiter.

Le voilage couvre toute la hauteur de la baie pendant que les doubles rideaux restent écartés en pans : deux épaisseurs, deux décisions distinctes

Ce que la motorisation change vraiment

Un rideau tiré à moitié le reste longtemps. Ce n’est pas de la négligence : personne ne traverse le séjour pour tirer le voilage à 10 h, le rouvrir à 13 h, puis fermer les doubles rideaux au coucher du soleil, tous les jours, dans chaque pièce.

Motorisés, les deux rideaux deviennent deux commandes distinctes qu’un scénario appelle au bon moment. Le voilage se referme sur la baie exposée avant que le soleil ne la frappe, s’écarte quand il est passé. Vers 19 h l’été, sur les séjours orientés vers le lac entre Annecy et Sevrier, il se referme seul le temps que le soleil couchant cesse de se refléter dans l’écran de télévision. Le double rideau, lui, ne sert que le soir : il se ferme à la tombée du jour et s’ouvre le matin, lentement, assez pour réveiller la pièce sans réveiller le logement.

C’est le même principe que celui décrit dans un logement qui garde la fraîcheur pendant une canicule, appliqué cette fois à l’intérieur de la pièce : la décision revient à l’heure, à l’orientation et à la météo, pas à la personne qui passe devant la fenêtre au bon moment.

Fin de journée : le soleil rasant s’arrête sur le voilage et ne vient plus frapper l’écran au fond de la pièce

Sur des fenêtres qui existent déjà

Rien de tout cela n’oblige à un chantier. Un rail motorisé remplace la tringle en place en gardant vos rideaux, et un rail à deux voies accueille voilage et double rideau sur la même fenêtre. L’ouverture se choisit à la pose : centrale, deux pans qui se rejoignent au milieu, ou latérale, un seul pan tiré d’un côté. Les moteurs fonctionnent sur secteur ou sur batterie rechargeable et communiquent en Zigbee ou en Z-Wave, donc en local : ils continuent d’obéir même si la connexion internet du logement est coupée. C’est la même logique de reprise de l’existant que sur les Velux automatisés d’un appartement de Sevrier.

Trois points méritent d’être regardés avant de commander quoi que ce soit : le poids et la largeur des rideaux, qui décident du moteur, car un rideau doublé de quatre mètres n’a rien à voir avec un voilage de chambre ; le bruit du mécanisme, qu’il vaut mieux écouter une fois avant de l’entendre tous les soirs ; et le point de rencontre au centre, car deux pans qui laissent un jour de deux centimètres, cela se voit depuis le canapé. Une commande murale ou un simple bouton doit aussi toujours rester disponible : un logement automatisé qui oblige à sortir un téléphone pour fermer un rideau a raté quelque chose.

Une tringle classique en haut d’une baie : c’est elle qu’un rail motorisé vient remplacer, en gardant les rideaux déjà en place

Soyons justes : ce que ça ne remplace pas

Un rideau, même doublé, arrête la lumière et la chaleur une fois qu’elles ont franchi le vitrage. Contre un plein été, une protection extérieure, volet ou store banne, reste plus efficace : les deux se complètent plutôt qu’elles ne se concurrencent. Deux épaisseurs motorisées, ce sont aussi deux moteurs par fenêtre : sur un séjour de quatre baies, l’addition n’a rien d’anecdotique, et mieux vaut commencer par la pièce où le confort se joue vraiment. Enfin, aucun automatisme ne rattrape un tissu mal choisi : un occultant posé là où il fallait un tamisant restera un occultant.

Chez Velarys, ces protections se conçoivent pièce par pièce, en partant de l’orientation, des heures où vous y vivez et de ce qui vous gêne, pas d’un catalogue de tissus. C’est notre approche du confort au quotidien : des fenêtres qui prennent les bonnes décisions toutes seules, et une lumière dont on ne s’occupe plus.

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