Résidence secondaire

Fermer un chalet pour la saison : cinq points à régler avant de partir

Un logement de montagne refermé à la fin de l'automne : à partir de là, plus personne ne passera avant Noël.

Un chalet qu’on referme début octobre aux Aravis rouvrira peut-être aux vacances de Noël. Entre les deux, personne ne passe, et les incidents qui coûtent le plus cher sont précisément ceux que personne ne voit : une canalisation qui gèle, un congélateur qui dégivre après une coupure, une infiltration qui travaille pendant trois mois.

Cette liste ne demande ni travaux ni gros budget. Elle demande d’être faite dans le bon ordre, le jour de la fermeture.

La vue qui fait tout le prix d’un chalet ne dit rien de ce qui se passe dedans une fois la porte refermée.

1. L’eau, avant tout le reste

C’est le premier geste, et de très loin le plus rentable. Dans un logement inoccupé en altitude, le dégât des eaux sur canalisation gelée est le sinistre le plus fréquent, le plus lent à se déclarer et le plus cher à réparer, parce qu’il travaille pendant des semaines avant que quiconque ouvre la porte.

Deux niveaux. Le plus simple : fermer la vanne d’arrivée générale et purger les points bas, à la main, comme on l’a toujours fait. Le plus confortable : une vanne motorisée sur cette même arrivée, qui se ferme depuis le téléphone au moment du départ et se rouvre la veille du retour. Elle se pose en une heure sur une installation existante.

Le complément qui change tout : un ou deux capteurs posés au sol, sous l’évier et près du ballon. Ils ne coûtent presque rien et transforment une catastrophe en coup de fil.

2. Une consigne hors gel, et un seuil d’alerte plus haut qu’on ne croit

Laisser un chalet complètement froid est une fausse économie : la remise en chauffe d’un volume refroidi pendant trois mois consomme davantage que la consigne basse qu’on a voulu éviter, et l’humidité en profite.

La consigne juste se situe autour de 8 °C dans les pièces de vie. Mais le point important est ailleurs : le seuil qui déclenche l’alerte ne doit pas être le seuil de gel. Si vous n’êtes prévenu qu’à 2 °C, il est déjà trop tard pour trouver quelqu’un, monter, et ouvrir. Une alerte à 8 °C alors que la consigne est tenue laisse plusieurs jours de marge en plein hiver.

Un séjour tenu à 8 °C tout l’hiver : la consigne basse coûte moins cher que la remise en chauffe d’un volume glacé.

3. Prévoir que l’alerte parte quand même

Une alerte qui dépend du courant et de la connexion internet du chalet ne sert à rien : les trois tombent ensemble, et c’est exactement le moment où vous auriez voulu être prévenu.

Ce qu’il faut prévoir tient en peu de chose : une petite réserve de batterie sur l’équipement qui surveille, et un second chemin pour sortir le message, généralement une carte comme celle d’un téléphone. La coupure de courant devient alors elle-même une information utile plutôt qu’un silence.

Soyons justes : ce second chemin suppose du réseau mobile. En fond de vallée, dans certains hameaux du Grand-Bornand ou derrière un versant, il faut vérifier la couverture réelle sur place avant de compter dessus. Quand elle n’y est pas, on se rabat sur un voisin prévenu et un passage convenu, ce qui reste largement supérieur à rien.

4. Qui entre pendant l’hiver

Un chalet fermé n’est jamais vraiment fermé : le déneigeur passe, un artisan intervient, un ami vient chercher du matériel, un membre de la famille profite d’un week-end. La clé sous le pot de fleurs et le double laissé chez le voisin sont les deux solutions les plus répandues et les plus mauvaises.

Un code temporaire, valable sur une plage précise et qui expire tout seul, règle le problème sans rien enlever à personne. Vous savez qui est entré et quand, sans avoir à surveiller quoi que ce soit ni à filmer personne.

Le déneigeur, l’artisan, un ami venu chercher du matériel : sur trois mois, une porte fermée s’ouvre plus souvent qu’on ne le croit.

5. Trier ce qui reste sous tension

Tout couper au tableau emporte le chauffage, la surveillance et la connexion, c’est-à-dire tout ce qui vous protège. Ne rien couper laisse en veille des appareils qui consomment pour rien pendant des mois.

Le tri se fait une fois pour toutes. Restent alimentés : le chauffage, ce qui surveille, la connexion, et le congélateur s’il reste plein. Se coupent : le chauffe-eau, le lave-vaisselle et le lave-linge, les téléviseurs et box multimédia, la borne de recharge si vous en avez une. Une prise pilotable sur chacun de ces derniers permet de tout couper au départ et de tout relancer avant l’arrivée, sans monter deux fois.

Ce dont on peut se passer

Les caméras partout, d’abord. Une caméra ne prévient pas d’un gel, ne détecte pas une fuite et demande une connexion en état de marche. Deux capteurs à vingt euros protègent mieux un chalet vide que trois caméras.

L’éclairage de simulation de présence ensuite, du moins en priorité : c’est un sujet réel, mais il répond à un autre risque, et il se traite très bien séparément, comme nous l’expliquons dans simuler une présence pendant une absence.

Enfin, tout ce qui repose sur une seule application dépendant d’un serveur lointain. Un chalet coupé du monde a besoin d’équipements qui se parlent entre eux sur place, ce que permettent les liaisons radio locales, et qui continuent de tenir la consigne même quand la connexion est absente depuis trois semaines.

Le bon moment pour s’en occuper

Pas le jour du départ. Ces cinq points se préparent pendant un séjour normal, quand on a le temps de vérifier une couverture réseau et de poser deux capteurs. Le jour de la fermeture, il ne reste qu’à fermer une vanne et appuyer sur un bouton.

C’est le cœur de ce que nous faisons pour les logements de montagne occupés par intermittence : peu d’équipements, choisis pour tenir seuls plusieurs mois.

Dans le même thème

Résidence secondaire

Un logement vide une partie de l'année pose ses propres questions : le chauffage, l'eau, les accès des intervenants, l'alerte qui arrive quand on est à 500 km. Retours de terrain sur les chalets et appartements de Haute-Savoie.

Un projet pour votre logement ?

La première visite chez vous est gratuite et sans engagement : on regarde le logement, ce qui est déjà en place et ce que vous en attendez. Nous intervenons à Annecy, en Haute-Savoie et en Savoie.

Demander une visite gratuite
Tous les articles